La fatigue chronique peut laisser perplexes les praticiens de la médecine moderne, mais en Ayurvéda, elle est reconnue comme un état lié au manque d’Ojas, notre réserve de vitalité. Plusieurs facteurs peuvent diminuer notre Ojas : maladies, émotions négatives, troubles du sommeil, excitants, excès d’exercice physique et régime alimentaire qui ne te correspond pas.
Pour augmenter notre réserve d’Ojas, il est essentiel d’évaluer les trois piliers de notre santé : le sommeil, l’activité physique et l’alimentation. Adapter ces éléments à notre constitution ayurvédique et à nos besoins individuels est primordial. Un quatrième facteur, souvent négligé, est la paix de l’esprit. Le stress est un grand consommateur de notre vitalité, alors prenons le temps de nous reposer.
Je reviendrai sur le sujet du stress bientôt, stay tuned 🎙️🤫✨

Selon l’Ayurvéda, tout ce qui existe dans l’univers est composée des 5 Éléments (Pancha-Mahabhutas) : l’Éther (ou espace), l’Air, le Feu, l’Eau et la Terre. Les Pancha-Mahabhutas sont présents dans l’univers, mais également dans notre corps humain, qui est comme un microcosme, une représentation de l’univers, où ils prennent une forme plus subtile et biologique. Par exemple, l’élément Feu sera présent au travers des acides gastriques ou des hormones, L’air dans les poumons et la circulation, et l’eau dont notre corps est composé à 70%, l’éther représente l’énergie en chaque être vivant, et la Terre nous permet d’avoir un corps physique, dense. Ils sont prédominants une partie de notre vie, en fonction de l’heure de la journée, des saisons, et même des phases de la digestion.
Trois énergies vitales sont composés des 5 éléments et sont présentes dans le corps et permettent son fonctionnement : ce sont les trois doshas. Ces doshas sont connus sous leur nom sanskrit : Vâta, Pitta et Kâpha. S’ils se dérèglent, ils peuvent perturber le corps (et l’esprit). Chacun possède des qualités, des fonctions, localisations et organes qui lui sont propres. Ils sont présents en quantité variable d’un individu à l’autre. C’est pour cela qu’on parle de personnes Vata / Pitta / Kapha. On naît tous avec une Constitution de naissance qui nous permet d’accomplir notre Dharma. Avec notre alimentation, hygiène de vie, expériences… on s’en éloigne et des déséquilibres peuvent apparaître.
Avec l’arrivée de l’automne, l’élément Air augmente dans la Nature mais également à l’intérieur de nous. Le dosha Vāta peut s’aggraver, ce qui entraîne mécaniquement une diminution de notre Ojas. Le sous-dosha de Vāta, Prāna Vāta, est particulièrement affecté. Cela peut se manifester par des tensions dans la nuque, les épaules et les trapèzes. Lorsqu’il est en déséquilibre, Prāna Vāta devient hyperactif, influençant notre feu digestif et entraînant la production de toxines, appelées ama. Ces toxines contribuent à la fatigue et à un sentiment de léthargie, souvent accentué après les repas.
Pour plus d’infos sur ce sujet, tu peux consulter un de mes articles précédents « L’influence des saisons sur notre santé, d’après la Médecine Traditionnelle Chinoise et l’Ayurveda ».

Si la fatigue n’est pas causée par un problème de santé précis et que tu te sens régulièrement fatigué.e, il est important d’identifier ses origines et de réduire au maximum les déclencheurs.
Pose-toi les questions suivantes :
Chaque dosha a donc des qualités (guna) qui lui sont propres.
En cette saison particulièrement, pour contrer les effets d’une augmentation de Vāta, on va apporter les qualités opposées à l’élément Air dans notre alimentation et notre hygiène de vie afin de le rééquilibrer.
Vāta est associé aux gunas suivants :
Pour calmer les effets de ces gunas, il est recommandé d’intégrer des éléments opposés dans son mode de vie et alimentation, car un dosha augmente s’il est en contact avec quelque chose qui a des qualités similaires aux siennes.
Ainsi pour calmer Vāta, tout ce qui est lourd (huile), régulier (une routine, des horaires de repas et de coucher), chaud (sauna, soleil, boissons et alimentation), dense (activités manuelles), stable et calme (yoga, méditation) sera conseillé.

Après la théorie, la pratique ! Voici quelques conseils qui peuvent t’aider à trouver comment apaiser Vāta en fonction des situations dans lesquelles tu te reconnais (si tu coches beaucoup de cases, tu sais qu’il y a certainement des choses à adapter !), ou dans lesquelles tu peux piocher :
En prenant soin de toi et en adaptant tes habitudes à tes besoins, tu peux retrouver énergie et votre vitalité. N’oublie pas : écouter ton corps est essentiel pour préserver ton bien-être.






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A bientôt,
octobre 31, 2024
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